Observatoire de Floirac

22 novembre 2008 •


Samedi 22 novembre c’est un groupe de 23 personnes qui s’est retrouvé sur les hauteurs de Floirac pour visiter l’Observatoire de Bordeaux.
Situé sur un point culminant du lieu, domaine verdoyant au relief marqué, cette ancienne propriété de campagne de bourgeois bordelais, a été achetée par l’État en 1877, pour y construire un observatoire. Il fût fondé par Georges Rayet (1839-1906), astronome originaire de Bordeaux, afin de réaliser des études astronomiques et météorologiques. C’est Jérôme de La Noë qui sera notre guide.
Nous pénétrons dans le plus ancien bâtiment datant de 1878 devant lequel nous avons remarqué l’implantation d’une borne qui situe le méridien du lieu, 44°51’. Nous y découvrons une lunette astronomique méridienne. Elle est montée sur de gros blocs de pierre séparés des fondations du bâtiment, afin d’assurer une excellente stabilité de l’instrument. Du mobilier ancien ,comme un lit en cuir, permettait à l’astronome de travailler en position allongée. Le repérage et la mesure de la position des étoiles se font grâce à un toit ouvrant sur le ciel. La mesure de la position des étoiles nécessitaient la présence de trois astronomes. Mise en service en 1880, cette lunette a subi des modifications successives qui la rendent plus performante grâce à une automatisation contrôlée par ordinateur : maintenant c’est une caméra numérique qui remplace l’œil humain.
Dans une petite pièce contiguë, nous pouvons voir des instruments anciens comme un chronomètre de marine, un spectroscope ou un théodolite allemand du XIXe siècle.
Dans un autre bâtiment, nous pouvons observer un équatorial photographique mis en service en 1892, lunette à monture équatoriale qui est logée dans un bâtiment à coupole et toit ouvrant et qui peut suivre le mouvement des astres au cours de la nuit. Cet instrument a fait partie d’un réseau d’instruments identiques répartis dans d’autres observatoires du monde pour obtenir une « Carte du ciel ». Cet appareil a permis la prise de clichés du ciel sur une centaines d’années, ce qui permet des comparaisons de clichés récents avec des plus anciens.
Ensuite, nous nous dirigeons vers un bâtiment à coupole qui renferme la table équatoriale, c’est un instrument pivotant également qui permet d’observer des phénomènes d’éclipses d’étoiles par des satellites de Jupiter et Saturne ou de satellites entre eux.
Enfin nous apercevons un radiotélescope Würzburg qui est un ancien radar de l’armée allemande placé à l’observatoire en 1965 et utilisé de 1966 à 1987 pour l’observation de l’activité éruptive du soleil. Il est maintenant réservé aux étudiants stagiaires.
Nous terminons la visite par un beau complément, un diaporama très commenté par notre guide sur le soleil, les planètes, les étoiles et les galaxies.
Mais quittons l’observatoire et reprenons le chemin du retour après une belle après-midi les yeux dans les étoiles.
Merci à Jérôme de La Noë pour cette découverte.