La détermination de l’heure de l’Antiquité à nos jours : vaste épopée d’un besoin quotidien, commercial et universel.

Le 25 Janvier 2019 par J. de La Noë

Les horlogers de Paris prenant l’heure au régulateur de l’Observatoire de Paris.

Au IVe siècle avant J.-C. les égyptiens adoptent le partage du jour en 24 heures inégales, journée de 12 h et nuit de 12 h. Ce système se perpétue et trois siècles plus tard il est introduit en Gaule par les Romains, et continue pendant la presque totalité du Moyen-Age au cours duquel méridiennes et cadrans solaires sont régulièrement utilisés. Vers la fin du XIIIe siècle le système des horloges à poids apparaît en Europe et les premières horloges publiques à la fin du XIVe siècle. Début XVe, les heures inégales sont abandonnées au profit des heures françaises : 24 heures égales en deux suites de 12 heures séparées par midi et minuit. De nombreux progrès techniques en horlogerie permettent de développer les horloges et au XVIIIe d’en améliorer la précision à destination des navires qui ont besoin de l’heure précise pour faire le point en mer. Début XIXe, le temps solaire vrai est abandonné pour le temps moyen. Le développement du chemin de fer à partir du milieu XIXe conduit le gouvernement à instituer l’heure légale. Les pays se coordonnent pour mettre progressivement en place le système des fuseaux horaires dans le monde, puis différentes améliorations techniques au cours du XXe siècle.

Saint Jean d’Angély en Charente

16 juin 2018 •


Notre visite du samedi 16 juin nous a conduit à Saint Jean d’Angély en Charente distant de chez nous d’environ 150 km.

Le rendez-vous était fixé à Saint Jean d’Angély, devant l’abbaye royale à 10h30.
Nous nous rendons ensuite au Musée pharaonique de Jean Kuzniar, (29, 31 rue des bancs).pour découvrir ses travaux sur la construction de la grande pyramide de Khéops.
De splendides maquettes illustrent ce travail de recherche hautement argumentée.

A 12h30, le restaurant Le Scorlion nous attendait pour un somptueux déjeuner.

L’après-midi, le musée des cordeliers nous accueillait pour la visite de ses collections .
Celle de La Croisière noire d’André Citroën y est relaté en raison de la présence de Louis Ardouin Dubreuil et du fameux Croissant d’argent, auto-chenillette ici exposée.

A 17h00 nous prenons la route du retour et ferons une halte à Pons à l’imposant donjon.


La famille de Sèze

19 janvier 2018 •


A la suite de la publication de son ouvrage : Eyran,une seigneurie et ses dynasties bordelaises, Stéphane de Sèze nous fait découvrir toute la généalogie de ses ancêtres, dont une branche était parente des Raymond de Sallegourde. Avec quelques traits de malice l’avocat et conférencier nous fait vivre des instants inédits quand Suzanne Caroline récupère ses biens confisqués à la révolution…


L’Eau blanche, mémoire d’un territoire

Gradignan – 20 novembre 2017 •


Invité dans le cadre du colloque Paysage quelle histoire, organisé par l’association Le Pays de Cernès, Gérard Leconte a donné une conférence intitulée : l’Eau blanche, mémoire d’un territoire.
Il rappelait l’histoire de cette rivière villenavaise au travers de sa géographie, ses moulins et les activités qui ont fait vivre des hommes et des femmes pendant plus de cinq siècles et qui perdurent encore pour certaines.


Le musée des Techniques de Beautiran

01 octobre 2017


Nous avons eu le plaisir de découvrir pour certains, de revoir pour d’autres, le musée des techniques de Beautiran son nom ne paraît pas attrayant mais la visite vaut vraiment le détour.
Reçus par la propriétaire de la « villa Maglya » ses commentaires et sa passion nous ont projetés deux ou trois siècles en arrière pour découvrir, dans la première salle le travail de deux soeurs couturières de Castres, qui au milieu du XXe siècle ont bâti des modèles de toilettes ravissants et qui peuvent encore être exposés et portés, tant ils sont cousus avec raffinement (exposition temporaire).
Dans la salle suivante c’est le domaine des toiles de Beautiran. C’est Jean Pierre Meillier originaire de Suisse qui fonda, à la fin du XVIIIème siècle, la 1ère manufacture dans ce village des Graves, à proximité du ruisseau du Gat mort.
Rappelons toutefois que Villenave d’Ornon eut aussi sa manufacture de toiles d’Indiennes, créée au Pont de la Maye en 1779, par la famille Leclerc, au bord de l’Eau Bourde.
On appelait ces toiles d’indiennes, car, avant d’être fabriquées en France à Jouy en Josas et Beautiran, elles étaient importées des Indes.
De nombreuses commodes dont les tiroirs regorgent d’étoffes toutes plus belles les unes que les autres, monochromes ou polychromes, ont ravi nos yeux par leur multiplicité.
Les plantes tinctoriales sont également visibles à l’état naturel ou en poudre, ainsi que les divers ustensiles utiles à l’impression de ces toiles.

Les Abbayes et prieurés du Périgord

29 septembre 2017 •


Après cinq années de recherches, Evelyne Bermond-Picot et Gérard Leconte font part de leurs découvertes en Périgord. Ce sont 204 monastères disséminés dans le diocèse de Périgueux qui existaient dès le XIIème siècle. Les auteurs du livre nous apprennent la distinction entre abbaye et prieuré et nous parlent des cinq ordres monastiques qui régissaient ces établissements comme les Bénédictins, les Cisterciens, les Augustins. Mais aussi l’ordre de Grandmont et celui d’Artige, fondé près de Limoge en 1016. Plusieurs exemples de restaurations montrent également l’intérêt de la sauvegarde de ces précieux monastères.


Louis-Gustave Soubiran

Archives départementales de la Gironde – 8 juin 2017 •


La conférence donnée par Michel Dubédat, membre de notre association nous a présenté un personnage hors du commun.
Ce bordelais né 1857 s’est illustré dans la fabrication de conserves alimentaires aux recettes innovantes et aux étiquettes savamment décorées. Venu établir sa fabrique à Villenave-d’Ornon en 1885, il a exporté ses produits dans plus de 30 pays sur quatre continents. L’auteur de l’ouvrage L.G Soubiran, Michel Dubédat se plait à évoquer l’histoire rocambolesque de ce personnage qui siégea durant 16 ans au Conseil municipal de Villenave-d’Ornon. Celui-ci finit paisiblement ses jours à Léognan dans sa propriété viticole du Clos Fronton 1941.


Ville de Sainte-Bazeille et Musée des allumettes à Fontet

Lot-et-Garonne – 29 avril 2017 •


Nous étions attendus par messieurs ABAZ et ROIGT président et membre du Comité d’études historiques et archéologiques de Sainte Bazeille. Cette association créée en 1970, par quelques jeunes archéologues bazeillais amateurs et passionnés, n’ont cessé de scruter, fouiller et trouver les merveilles enfouies dans le sous sol de la ville et des alentours.
Après un préambule explicatif, sur le perron du musée, nous pénétrons à l’intérieur et découvrons, dans les anciens bains-douches de la commune, 3 salles aménagées pour recevoir des vitrines très garnies des découvertes emmagasinées depuis longtemps. Tout est net, clair et commenté avec ferveur et conviction par nos deux guides.
Les fouilles fortuites ou de sauvegarde se sont enchaînées les unes après les autres pendant ces années, toujours assurées par les bénévoles, encadrés par des spécialistes du CNRS. Cette persévérance a permis de mettre à jour un mobilier très important et varié, dont quelques spécimens sont exposés dans les vitrines, mais aussi l’existence de fours de potiers, de sépultures médiévales, un cimetière mérovingien utilisé jusqu’au XVIIème siècle, de mosaïques polychromes dont une, retrouvée dans une maison forte du XIIème siècle dont l’étalement couvrirait une surface de 100m2.



Musée archéologique de Sainte Bazeille

Vieille façade dans Sainte Bazeille

En fin d’après-midi la visite du musée des allumettes nous ouvrit les portes. La première partie de la visite  eut lieu dans une grange en bois rappelant ici la culture du tabac aux multiples séchoirs dispersés aux alentours.

                                                                                  Notre guide, truculent personnage, nous fit d’abord découvrir  la faune locale composée de renards, ragondins, blaireaux, hérissons, tout-à-fait comestibles selon lui…Vinrent ensuite les oiseaux pêcheurs et nocturnes.

Une intéressante collection d’outils agricoles permit à certains de reconnaitre ceux que leurs parents ou grands-parents utilisaient, comme la charrue, le collier de cheval et les jougs de bovins, ainsi qu’un curieux instrument à effeuiller les tiges du tabac, et une maquette du canal du midi tout proche.

Mais dans tout cela direz-vous « où sont donc passées les allumettes »

En changeant de bâtiment nos yeux émerveillés allaient découvrir grâce à Gérard GERGERES, leur auteur, d’extraordinaires maquettes. Cet ancien ferronnier a troqué son enclume pour une reconversion en bûcheron, si l’on peut dire. Car c’est à partir de milliers d’allumettes qu’il construisit pendant plus de vingt ans, châteaux forts, églises, et palais aux dimensions imposantes.

 Il faut admirer la patience dont Gérard a fait preuve ! Quand il vous présente sur son fauteuil d’hémiplégique, la cathédrale de Reims, l’abbaye de La Réole, l’église de Cocumont ou bien celle de sa commune, toutes construites en allumettes, on ne peut être qu’admiratif.

La cathédrale de Reims en allumettes

Mais le clou du spectacle fut le Château de Versailles, une maquette de six mètres de long et 60 m2 de façades qui a requis plus de 550 000 allumettes assemblées à la colle comme des pierres, avec beaucoup de détails d’architecture. L’auteur aura passé 14 ans à confectionner cette œuvre.

Un son et lumière clôtura ce magnifique spectacle par une projection vidéo et grandes eaux en action.

Le château de Versailles en allumettes


Gérard GERGERES confectionne également de splendides tableaux et objets décoratifs, toujours à base d’allumettes, bien sûr.

Le livre Guinness des records a immortalisé certaines de ces maquettes, même si quelques-unes ont souffert des déménagements. Espérons qu’une restauration au titre des Monuments Historiques viendra un jour les sauver!

Histoire du chocolat

27 mai 2016 


Marcel Douyrou, membre de notre association a donné une conférence sur l’histoire du chocolat. Importées par les conquistators au XVIe siècle, les premières fèves venaient du Mexique et transitaient par le port de Bayonne. Il s’en suivit un extraordinaire commerce qui dure encore depuis le XVIIe siècle.


La tonnellerie Nadalié

Ludon-Médoc – 21 avril 2016 •


Nous étions 14 à avoir le plaisir de se retrouver à Ludon-Médoc pour visiter la tonnellerie Nadalié.
C’est avec Pauline comme guide que nous avons découvert la fabrication des barriques et tonneaux qui gardent le « nectar » bordelais.
Dans la cour l’énorme cuve factice, qui trônait sur les quais de Bordeaux, lors de la dernière fête du vin, fabriquée dans cette tonnellerie et décorée aux couleurs du vin, attire l’oeil par sa taille et son décor.
Entrant dans les ateliers de tonnellerie, nous suivons les explications de notre guide et voyons les machines qui coupent, poncent les douelles et les ouvriers qui font un travail mécanique à la chaîne dans un bruit assourdissant.
Nous parcourons différents ateliers, chaque ouvrier est attelé à son poste et rempli sa mission avec une grande précision.

La chauffe :Des fûts de toutes tailles sont confectionnés dans cette entreprise et estampillés avant de quitter le lieu.
Après une visite enrichissante, car certains d’entre nous ignoraient la diversité des actions nécessaires à la confection des barriques, un petit tour dans la boutique nous a permis de déguster et d’acquérir quelques spécimens de la production du vignoble Nadalié.
Direction Blanquefort et le restaurant L’Endroit avec un repas convivial dont nous avons apprécié les mets servis et la verve du restaurateur.
C’est à la Maison du patrimoine de Blanquefort que nous avons terminé l’après-midi. C’est un musée des outils anciens et essentiellement dédié à la forteresse de la commune. Une exposition riche détaille les heures de gloire, la décrépitude et la sauvegarde des vestiges de cette forteresse.