Le vendredi 22 mars 2019

  • Conférence de Francis Grousset : « La vigne et le vin, des origines à 2100 » à 17 h à la salle Guy Dussumier-Latour (domaine Jacques Brel)

GROUSSET   Francis

Directeur de Recherche CNRS honoraire, Paléoclimatologue

contact :  06.10.20.18.04  et  mnf.grousset@gmail.com

« La vigne et le vin, des origines à 2100 »

Les premières traces de feuilles de vigne ont été découvertes dans des roches datées de 60 millions d’années. Les premières découvertes de pépins datent de 400.000 ans. Mais ce n’est qu’il y a 7500 ans qu’on retrouve en Iran les premières traces de vin (acide tartrique dans des amphores). La viti-vini-culture se répand alors autour de la Méditerranée, via les pharaons, les grecs, les romains puis la Gaule. Durant la période historique, le clergé a besoin de vin de messe : il pérennise alors la viti-vini-culture jusqu’à nos jours, en Europe. Elle se propage alors dans les Amériques, en Chine, en Australie, en Afrique du Sud. Chacune de ces étapes est replacée dans le contexte climatique ambiant. Depuis 150 ans, nous sommes engagés dans un changement climatique qui affecte les vignobles et les vins. Actuellement, la mondialisation a uniformisé les techniques, les pratiques, la qualité, mais la typicité des terroirs persiste. Un ultime regard vers le futur (d’ici 2100) permet enfin d’imaginer le devenir probable de la vigne et du vin, et ce à la lumière des projections des modèles climatiques du GIEC.

La détermination de l’heure de l’Antiquité à nos jours : vaste épopée d’un besoin quotidien, commercial et universel.

Le 25 Janvier 2019 par J. de La Noë

Les horlogers de Paris prenant l’heure au régulateur de l’Observatoire de Paris.

Au IVe siècle avant J.-C. les égyptiens adoptent le partage du jour en 24 heures inégales, journée de 12 h et nuit de 12 h. Ce système se perpétue et trois siècles plus tard il est introduit en Gaule par les Romains, et continue pendant la presque totalité du Moyen-Age au cours duquel méridiennes et cadrans solaires sont régulièrement utilisés. Vers la fin du XIIIe siècle le système des horloges à poids apparaît en Europe et les premières horloges publiques à la fin du XIVe siècle. Début XVe, les heures inégales sont abandonnées au profit des heures françaises : 24 heures égales en deux suites de 12 heures séparées par midi et minuit. De nombreux progrès techniques en horlogerie permettent de développer les horloges et au XVIIIe d’en améliorer la précision à destination des navires qui ont besoin de l’heure précise pour faire le point en mer. Début XIXe, le temps solaire vrai est abandonné pour le temps moyen. Le développement du chemin de fer à partir du milieu XIXe conduit le gouvernement à instituer l’heure légale. Les pays se coordonnent pour mettre progressivement en place le système des fuseaux horaires dans le monde, puis différentes améliorations techniques au cours du XXe siècle.

La famille de Sèze

19 janvier 2018 •


A la suite de la publication de son ouvrage : Eyran,une seigneurie et ses dynasties bordelaises, Stéphane de Sèze nous fait découvrir toute la généalogie de ses ancêtres, dont une branche était parente des Raymond de Sallegourde. Avec quelques traits de malice l’avocat et conférencier nous fait vivre des instants inédits quand Suzanne Caroline récupère ses biens confisqués à la révolution…


L’Eau blanche, mémoire d’un territoire

Gradignan – 20 novembre 2017 •


Invité dans le cadre du colloque Paysage quelle histoire, organisé par l’association Le Pays de Cernès, Gérard Leconte a donné une conférence intitulée : l’Eau blanche, mémoire d’un territoire.
Il rappelait l’histoire de cette rivière villenavaise au travers de sa géographie, ses moulins et les activités qui ont fait vivre des hommes et des femmes pendant plus de cinq siècles et qui perdurent encore pour certaines.


Les Abbayes et prieurés du Périgord

29 septembre 2017 •


Après cinq années de recherches, Evelyne Bermond-Picot et Gérard Leconte font part de leurs découvertes en Périgord. Ce sont 204 monastères disséminés dans le diocèse de Périgueux qui existaient dès le XIIème siècle. Les auteurs du livre nous apprennent la distinction entre abbaye et prieuré et nous parlent des cinq ordres monastiques qui régissaient ces établissements comme les Bénédictins, les Cisterciens, les Augustins. Mais aussi l’ordre de Grandmont et celui d’Artige, fondé près de Limoge en 1016. Plusieurs exemples de restaurations montrent également l’intérêt de la sauvegarde de ces précieux monastères.


Louis-Gustave Soubiran

Archives départementales de la Gironde – 8 juin 2017 •


La conférence donnée par Michel Dubédat, membre de notre association nous a présenté un personnage hors du commun.
Ce bordelais né 1857 s’est illustré dans la fabrication de conserves alimentaires aux recettes innovantes et aux étiquettes savamment décorées. Venu établir sa fabrique à Villenave-d’Ornon en 1885, il a exporté ses produits dans plus de 30 pays sur quatre continents. L’auteur de l’ouvrage L.G Soubiran, Michel Dubédat se plait à évoquer l’histoire rocambolesque de ce personnage qui siégea durant 16 ans au Conseil municipal de Villenave-d’Ornon. Celui-ci finit paisiblement ses jours à Léognan dans sa propriété viticole du Clos Fronton 1941.


Histoire du chocolat

27 mai 2016 


Marcel Douyrou, membre de notre association a donné une conférence sur l’histoire du chocolat. Importées par les conquistators au XVIe siècle, les premières fèves venaient du Mexique et transitaient par le port de Bayonne. Il s’en suivit un extraordinaire commerce qui dure encore depuis le XVIIe siècle.


Le château de Sallegourde

Villenave-d’Ornon – 12 décembre 2008 •


Les membres de l’association se sont retrouvés chez notre président, Gérard Leconte, pour écouter les commentaires sur son château.
Cette seigneurie de Bois Lalande est connue dès la deuxième moitié du XVIème siècle. Ses différents propriétaires dont la famille de Raymond de Sallegourde qui a occupé ce domaine, le conserva, avec ses descendants, la famille Barrigue de Fontainieu jusqu’à l’aube du XXème siècle.
Plusieurs propriétaires se sont succédés jusqu’en 1988 où Gérard et sa famille entreprirent la restauration de cet édifice alors presque ruiné.
Tout au long de sa conférence, il nous fit découvrir de menus détails tout comme des motifs architecturaux plus importants. Gérard basa son diaporama sur des comparaisons avec des monuments visibles sur d’autres sites et qui possèdent des caractéristiques communes avec le château de Sallegourde.
Intéressés et captivés, comme des élèves attentifs, nous avons écouté les explications de notre hôte puis ensuite dégusté un moment de convivialité autour de l’apéritif servi sur place.
Puis nous avons poursuivi notre soirée, au restaurant Le Pont de la Maye dans un décor agréable, par un bon moment de détente et de convivialité partagée.

Vous pouvez consulter ici LA NOTICE HISTORIQUE DU CHATEAU DE SALLEGOURDE


Histoire de l’astronomie en France

Observatoire de Floirac – 22 novembre 2008 •


Jérôme Delanoë qui a dirigé l’Observatoire de Floirac durant six années présente lors de cette conférence l’histoire de l’astronomie en France et en Bordelais. Fondé par Georges Rayet (1839-1906), astronome originaire de Bordeaux, l’observatoire permettra de réaliser des études astronomiques et météorologiques.

Jérôme Delanoë évoque d’anciens instruments comme un chronomètre de marine, un spectroscope ou un théodolite allemand du XIXe siècle.
L’équatorial photographique mis en service en 1892,est une lunette à monture équatoriale qui est logée dans un bâtiment à coupole. Son toit ouvrant permet de suivre le mouvement des astres au cours de la nuit. Cet instrument a fait partie d’un réseau d’instruments identiques répartis dans d’autres observatoires du monde pour obtenir une « Carte du ciel ».
Un diaporama commenté par notre conférencier illustre les phénomènes d’éclipses d’étoiles par des satellites de Jupiter et Saturne. De quoi nous faire rêver…