Expositions à la Maison de l’Archéopole de Pessac

Les 15 avril 2013 et 3 décembre 2015 •


A plusieurs reprises notre association vient visiter les expositions présentées par le Centre d’études Ausonius( CRNS) spécialisé dans la recherche sur les périodes de l’Antiquité et le Moyen Age.
C’est ainsi que nous avons pu voir l’exposition de Philippe ville de Macédoine fondée par Philippe II en 356 av.J.C. Une autre exposition nous a proposé les manuscrits de l’archéologue- graveur Léo Drouyn qui montre les documents d’origine du chercheur sur le terrain.


Musée de l’imprimerie de Bordeaux

12 octobre 2013 •


Sous un vrai temps bordelais, petite pluie fine, le samedi 12 octobre 2013 nous étions une quarantaine de curieux dont une dizaine de membres de notre association, réunis au musée de l’imprimerie à Bordeaux. couvrant la période 1800 à 1965, maintenant désuètes mais qui eurent leur heure de gloire et qui ont permis à de nombreuses imprimeries bordelaises de fonctionner.
C’est une association qui a organisé ce riche musée, créé en 1980, et 4 de ses membres nous ont accueillis dans ce vaste local, pour nous guider à travers ce dédale de machines dont nous aurions eu du mal à comprendre le fonctionnement et l’utilisation, sans leurs commentaires.


Terre d’oiseaux

15 juin 2013 •


Notre balade nous a conduit dans le nord du département, à Saint Ciers sur Gironde Braud et Saint Louis, Blaye et Saint Martin Lacaussade.
Le rendez-vous était fixé à Saint Ciers, c’est en convoi que nous avons suivi le canal rectiligne de Saint Louis /Saint Simon et sommes arrivés à destination au port des Calonges, au bord de l’estuaire.
C’est accompagnés par une guide naturaliste que nous avons entamé la visite du parc ornithologique de Terres d’oiseaux. Merci à notre guide compétente et patiente qui a su nous faire découvrir les richesses du lieu.
Quelques mots sur ce site qui couvre une superficie de 122 ha dans les marais du Blayais situés sur la rive droite de l’estuaire dont 50 ha d’une roselière et 6 ha en accès libre et gratuit.
Le projet d’assèchement du marais a été formulé dès 1630 par Claude de Rouvroy, duc de Saint Simon, gouverneur de Blaye avec l’accord de Louis XIII. Le but était d’assécher partiellement et de canaliser ce marécage grâce aux techniques utilisées en Hollande, pour le rendre à l’agriculture locale.
Ce parc est aménagé pour accueillir les oiseaux voyageurs qui trouvent ici une halte sur leur route migratoire, mais on rencontre aussi une faune sédentaire, sauvage et domestique.
En effet le Conservatoire des races d’Aquitaine a confié des moutons landais qui remplacent avantageusement les engins à moteur pour la tonte, des vaches bordelaises et des poneys Barthais (provenant des berges de l’Adour).Leur nombre se raréfiait et ces espèces étaient menacées, maintenant ils se reproduisent sur ce site situé en zone humide et participent aussi à la gestion écologique du lieu.
Les daims ont aussi élu domicile dans ce lieu privilégié éloigné des zones de chasse. De même, Terres d’oiseaux est un site pilote pour la sauvegarde de la population d’anguilles qui était menacée.
Les lagunes, les tourbières, la roselière et les prairies laissées en friche, offrent un habitat et une nourriture très diversifiés qui conviennent à tous types de migrants ou de sédentaires. 125 espèces d’oiseaux ont été recensées présentes sur ce site en 2011.
Depuis l’observatoire juché à 10m de haut, nous avons pu observer une variété d’oiseaux allant du canard colvert en passant par l’aigrette garzette et la cigogne qui se reproduit ici, (98 cigogneaux sont nés en 2011) ainsi que tadorne ou héron cendré et bien d’autres…
A midi La Guinguette nous attendait et sitôt le repas terminé nous sommes partis vers Blaye où nous devions embarquer sur Les deux rives pour une promenade commentée et très agréable sur l’estuaire.
Un petit tour dans la ville, nous a permis de voir les ruines de l’ancienne abbaye Saint Romain dans la crypte de laquelle reposait la dépouille de Saint Romain, évangélisateur du Blayais, avant son transfert à Saint Denis au Moyen Age.
Avec un arrêt à l’église de Saint Martin Lacaussade, située sur le chemin des pèlerinages à Saint Jacques de Compostelle, nous avons vu de très près les chapiteaux du portail à 1m du sol, car cet édifice a été « enfoui » partiellement par les rehaussements
successifs de la route, nous n’avons pu y pénétrer car la porte était close. Le clocher tour du XIe domine l’édifice.


La Réole

2 juin 2012 •


Par une belle et chaude journée de juin, 16 membres de notre association étaient reçus par M. Pierre Coudroy-de-Lille pour une visite de La Réole. Des quais aux remparts médiévaux, de la prieurale à la Mairerie, les quartiers de la cité médiévale livrèrent leur charme et leurs secrets.


Sortie au Pays Basque

26 juin 2010 •


Après deux heures de route et un temps magnifique, nous avions rendez-vous sur la place de l’église de Cambo les bains. Celle-ci fut notre première visite. Elle date du 15ème siècle puis remaniée au 17ème siècle. Cette église est dédiée à Saint Laurent. Elle possède un retable du 17ème siècle, en bois doré, il est inscrit aux monuments historiques. Une seule nef assez sombre et les trois rangées de galeries en bois sculpté accueillent traditionnellement uniquement la gent masculine.
A l’extérieur sur la pelouse des croix très anciennes « stèles discoïdales », typiques de l’art funéraire basque nous rappellent que le cimetière était autour de celle-ci. En bas passe la Nive.
Nous nous dirigeons vers la Chocolaterie-Musée de M et Mme Puyodebat. Cette ville a une grande tradition de chocolatiers avec les maisons Fagalde, Harispe, Noblia et Berho. Les premières importations de fèves de cacao transitaient par le port de Bayonne. La visite débute par un petit film qui nous plonge dans tout l’univers du chocolat, de la cabosse jusqu’au produit fini. Le musée nous fait découvrir une collection impressionnante de machines, affiches, de boites anciennes, de moules, de chocolatières, de moussoirs, de tasses et de tasses à moustache pour ces messieurs, tout un univers de beauté et délicatesse. Une dégustation des
spécialités de la maison termine le passage au musée. Un petit arrêt à la boutique pour emporter un peu de ces délices. M Douyrou, spécialiste du chocolat pour avoir effectuer de nombreuses recherches sur tous les chocolatiers du pays basque et écrit des ouvrages sur le sujet, a apporté ses connaissances tout au long des salles.
Après un déjeuner fort convivial chez « Tante Ursule », nous sommes allés à la villa Arnaga, maison de famille d’Edmond Rostand. Edmond Rostand (1868-1918) poète et écrivain vient en 1900 se soigner à Cambo, après son succès de Cyrano de Bergerac. Il tombe sous le charme du pays basque et fait construire une vaste demeure dans un écrin de verdure. Des artistes de renom viennent pour décorer différentes pièces. Portraits et panneaux peints sont intégrés dans les lambris marquetés, parquets en bois exotiques ou en marbre des Pyrénées.
Il dessinera deux jardins, le premier : à la française avec sa pergola et ses pièces d’eaux, et le second plus intime, à l’anglaise.
Il choisira chaque arbre, chaque massif de fleurs, chaque perspective sur le paysage, avec le même soin et le souci du détail qu’il mit dans la construction de sa maison. Il y resta 12 ans.
La Ville de Cambo les Bains en est aujourd’hui propriétaire, et le bâtiment et les jardins sont classés «Monument Historique» et «Jardin Remarquable ».
Dans cette villa-musée on trouve les objets personnels de la famille Rostand à Arnaga, mais aussi une évocation complète des oeuvres du poète. Il y a le César de Gérard Depardieu qu’il a reçu pour son interprétation de Cyrano de Bergerac. On fête cette année les 100 ans de la création de « Chantecler ».
Après un petit arrêt à Espelette pour voir les piments en fleurs, nous gagnons Arcangues pour voir l’église Saint Jean Baptiste. Elle fut édifiée en 1516. Elle est construite en grès rouge, dans le style prédominant du pays du Labourd. Le clocher original, de forme triangulaire, fut remplacé en 1893 par un clocher à créneau qui donnait à l’église un petit air de donjon médiéval… Ce clocher fut remplacé dès 1961 par l’actuelle structure en bois. Ses galeries en bois sculpté comptent parmi les plus belles du pays Basque. Nous nous promenons jusqu’au cimetière qui garde Louis Mariano.
Il est déjà 19h, il est temps de rentrer. Un grand merci à M Douyrou qui nous a fait partager sa passion pour son pays.


Réserve naturelle nationale géologique de Saucats

27 juin 2009 •


Il est d’un grand intérêt que de visiter ce site unique dans notre région. Des chercheurs géologues y viennent du monde entier.
Au travers des six sites du bassin sédimentaire, les gisements vieux de 20 millions d’années nous ont permit de voir des affleurements de sables coquillers solidifiés ou faluns sur les rives des ruisseaux du Saucats et du Brouteyrot. Un voyage dans le temps que l’on ne n’oublie pas !


Château de Benauge et Sauveterre

Journée dans l’Entre-deux mers – 16 mai 2009 •


Nous avions rendez-vous à Sauveterre à 9h30, vers 10h nous avons commencé la visite de ce village guidé par Gérard Leconte qui nous a fait découvrir les détails de l’architecture mais aussi les motifs de création de ces bastides, nombreuses dans toute l’Aquitaine. On en dénombre 9 en Gironde : Blasimon, Cadillac, Créon, Libourne, Monségur, Pellegrue, Sainte Foy la grande, Saint
Gemme et Sauveterre de Guyenne.
Ces villes nouvelles ont été bâties par les rois de France et d’Angleterre, chacun voulant asseoir son autorité. Les terres ont été cédées par des seigneurs ou des abbayes.
Ce furent des villes nouvelles créées de toute pièce en épousant la topologie des lieux, avec une charte stipulant les droits et les devoirs de chacun de ses habitants. Elles sont toutes construites sur un modèle assez typique de place bordée d’arcades (couverts) au centre de laquelle il y avait jusqu’à la fin du XIXème siècle, une halle. Un maillage de rues tracées à angles droits
permet encore une circulation aisée.
Ces regroupements de population étaient très appréciés par les habitants car ces bastides furent fortifiées au moment des guerres. La sécurité y était assurée. De plus le commerce y était très organisé et c’est ainsi que les foires et marchés permirent le
développement économique de ces villes. Les vendeurs étrangers devant payer le leude impôt sur les marchandises venues de l’extérieur.
Sauveterre de Guyenne a été bâtie vers 1281 sous l’instigation du roi Edouard Ier d’Angleterre, les terrains cédés par les abbayes de Saint Ferme et de Blasimon.
Nous avons parcouru ce village et vu les 4 portes, de Saint Romain, de La Font, de Saint Léger et de Saubotte, dont certaines sont encore imbriquées dans les fortifications.
Puis nous avons poursuivi notre balade par le village de Castelmoron d’Albret, perché sur un promontoire, réputé pour être le plus petit de France avec 3,5 hectares. Sous un beau soleil nous avons admiré ce dédale de rues avec certains bâtiments du XVIIIème, des
fenêtres à meneaux des XVIIème et XVIIIème siècles, beaucoup de plantes fleuries et de rosiers dégoulinants de fleurs. A chaque détour de rue, quelques boutiques d’artisanat avec leurs enseignes rustiques. L’église Sainte Catherine et Notre Dame a un clocher mur. Sa construction a débuté au XIIIème et des restaurations nécessaires ont été faites à la fin du XIXème. Dans la Grande rue, une salle voûtée, qui devait être un temple protestant, a été aménagée en salle culturelle municipale. Le lavoir en contrebas ne manque pas de charme.
A midi et demie, un repas agréable et savoureux nous attendait à la ferme auberge du château Gauvry à Rimons.
A 15h30 nous étions attendus au château de Benauges par Jérôme De La Noé et Monsieur Journu, le propriétaire des lieux. Nous débutons la visite par la découverte historique du lieu commentée par monsieur Journu à l’aide d’une fresque et d’une maquette réalisée par un membre de l’association des Amis du château de Benauges qui veille et oeuvre à la restauration de cet édifice. Ce château a bien sûr vu défiler de nombreux propriétaires, sans oublier « la méchante comtesse » Jacquette de Gombaud marquise de Boursin Wawrans. En faisant le tour du vallum nous avons pu apprécier les travaux de remise en état effectués ainsi que l’ancienne entrée flanquée de deux tours massives avec des meurtrières à croix pattée qui permettait d’assurer la défense.
En contournant le château par l’Est nous avons pénétré dans la cour intérieure, laissant à droite les habitations actuelles du XVIIIe siècle, nous avons poursuivi cette visite par la partie la plus ruinée qui est l’ancien logis seigneurial et qui occupe maintenant les restaurateurs. La chapelle située au premier étage avec une très belle clé de voûte sculptée, et les armoiries de Jacquette de Gombaud sur la tour carré qui est l’une des plus anciennes partie du château, en sous-sol une belle cave voûtée a attiré les plus curieux d’entre nous. Il ne faut pas oublier le donjon de forme hexagonale, pièce maîtresse de la défense qui a été arasé.
Bien d’autres merveilles nous ont intéressé, mais après plusieurs heures de commentaires nous avons retrouvé le XXIème siècle.
Merci à Jérôme De La Noé de nous avoir concocté cette visite et à monsieur Journu d’avoir su la faire vivre avec passion.


Observatoire de Floirac

22 novembre 2008 •


Samedi 22 novembre c’est un groupe de 23 personnes qui s’est retrouvé sur les hauteurs de Floirac pour visiter l’Observatoire de Bordeaux.
Situé sur un point culminant du lieu, domaine verdoyant au relief marqué, cette ancienne propriété de campagne de bourgeois bordelais, a été achetée par l’État en 1877, pour y construire un observatoire. Il fût fondé par Georges Rayet (1839-1906), astronome originaire de Bordeaux, afin de réaliser des études astronomiques et météorologiques. C’est Jérôme de La Noë qui sera notre guide.
Nous pénétrons dans le plus ancien bâtiment datant de 1878 devant lequel nous avons remarqué l’implantation d’une borne qui situe le méridien du lieu, 44°51’. Nous y découvrons une lunette astronomique méridienne. Elle est montée sur de gros blocs de pierre séparés des fondations du bâtiment, afin d’assurer une excellente stabilité de l’instrument. Du mobilier ancien ,comme un lit en cuir, permettait à l’astronome de travailler en position allongée. Le repérage et la mesure de la position des étoiles se font grâce à un toit ouvrant sur le ciel. La mesure de la position des étoiles nécessitaient la présence de trois astronomes. Mise en service en 1880, cette lunette a subi des modifications successives qui la rendent plus performante grâce à une automatisation contrôlée par ordinateur : maintenant c’est une caméra numérique qui remplace l’œil humain.
Dans une petite pièce contiguë, nous pouvons voir des instruments anciens comme un chronomètre de marine, un spectroscope ou un théodolite allemand du XIXe siècle.
Dans un autre bâtiment, nous pouvons observer un équatorial photographique mis en service en 1892, lunette à monture équatoriale qui est logée dans un bâtiment à coupole et toit ouvrant et qui peut suivre le mouvement des astres au cours de la nuit. Cet instrument a fait partie d’un réseau d’instruments identiques répartis dans d’autres observatoires du monde pour obtenir une « Carte du ciel ». Cet appareil a permis la prise de clichés du ciel sur une centaines d’années, ce qui permet des comparaisons de clichés récents avec des plus anciens.
Ensuite, nous nous dirigeons vers un bâtiment à coupole qui renferme la table équatoriale, c’est un instrument pivotant également qui permet d’observer des phénomènes d’éclipses d’étoiles par des satellites de Jupiter et Saturne ou de satellites entre eux.
Enfin nous apercevons un radiotélescope Würzburg qui est un ancien radar de l’armée allemande placé à l’observatoire en 1965 et utilisé de 1966 à 1987 pour l’observation de l’activité éruptive du soleil. Il est maintenant réservé aux étudiants stagiaires.
Nous terminons la visite par un beau complément, un diaporama très commenté par notre guide sur le soleil, les planètes, les étoiles et les galaxies.
Mais quittons l’observatoire et reprenons le chemin du retour après une belle après-midi les yeux dans les étoiles.
Merci à Jérôme de La Noë pour cette découverte.